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Entretien avec Willy Ronis réalisé chez lui en mai 2006.

Willy Ronis, un des grands photographes humanistes s’est éteint samedi 12 Septembre 2009 à Paris. 
Il avait 99 ans.

La Compagnie des Phares & Balises souhaite lui rendre hommage et présente à cette occasion un extrait de l’entretien réalisé par Stéphane Korb et filmé par Christophe Petit le 17 mai 2006.

Je travaillais sur l ‘écriture d’un projet sur une guitare ayant appartenue à Raymond Leibowitch, célèbre dentiste mélomane.  Cette guitare il l’avait conservée lors de son internement à Drancy et ensuite jusqu'à son décès en 1979. Elle vieillit silencieusement avec lui, accrochée sur un mur de l’appartement de la place du 18 juin 1940 à Montparnasse. En 2005, lorsque sa femme Mauricette déménagea je récupérais la guitare disloquée qui allait partir à la poubelle car personne n’en voulait.

J’avais deux tirages vintage d’une photo de Willy Ronis réalisée en 1947, représentant Raymond Leibowitch jouant de cette guitare à l’attention d’une jeune femme assise sur un fauteuil de dentiste. (Visiblement il allait bientôt lui arracher une molaire.). C’était celle que l’on voit brièvement dans le chef d’œuvre de Marcel Carné Les enfants du Paradis ( 1945)  Rien d’étonnant puisque Margot Capelier future grande directrice de casting, sœur de Raymond et amie de Ronis était à l ‘époque l’assistante de Jacques Prévert pour l’écriture du scénario. Pour moi, cette guitare était importante malgré son aspect.

Une anecdote racontée par Willy Ronis me revint à l’esprit. A l ‘école primaire, son instituteur le fit venir sur l’estrade et lui intima l’ordre de se mettre à genoux devant toute la classe pour une faute mineure. Le jeune Ronis resta debout les larmes coulant sur ses joues. L’instituteur lui demanda la raison de ces  pleurs. « Monsieur, chez moi on ne se met pas à genoux ! » répondit  le jeune garçon qui eu sa punition aggravée mais ne céda pas.

 Comme Raymond Leibowitch qui un jour passa en justice pour avoir traité publiquement un confrère dentiste de « Marchand de tapis » et devant le tribunal qui le condamna doublement, présenta ses excuses « à tous les marchands de tapis », Leibowitch et Ronis chacun à leur manière ne s’étaient jamais mis à genoux devant l’injustice ou le mensonge et en avaient assumé les conséquences.

Je vis une histoire à raconter liant la guitare, Raymond leibowitch et Willy Ronis qui depuis leur enfance à Odessa étaient amis et partageaient la même passion pour la musique. Tirages en main et magnéto à l’épaule, je décidais d’aller voir le grand photographe.

Auparavant j’avais contacté Jean Labib qui décida de faire filmer l’entretien.

Stéphane Korb

Willy Ronis
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